La peur n’est pas ton ennemie.

Notre plus grande erreur a été de transformer la peur en ennemie.

Nous nous sommes mis à avoir peur de nos propres peurs, alors que la peur est une émotion comme une autre. Elle vient nous transmettre un message :

« Tu n’es pas prêt. »

À travers elle, notre corps nous dit :

« Prépare-toi davantage ou trouve une solution qui te permettra de te sentir prêt. »

La peur est donc utile. En vérité, elle cherche à nous aider, tout comme elle nous protège lorsqu’un véritable danger se présente.

Avons-nous réellement quelque chose à craindre ?

Le paradoxe, c’est que la peur est devenue notre ennemie depuis que nous ne faisons plus nécessairement face à des dangers réels.

Y a-t-il un véritable danger à parler en public ?

Y a-t-il un véritable danger à publier cette vidéo que tu as tournée il y a trois semaines et qui reste bien au chaud dans ton téléphone ?

La plupart du temps, il n’y a aucun danger réel.

Pourtant, notre corps réagit comme si notre survie était menacée.

Nous ressentons la peur et nous en déduisons que nous devons nous arrêter, reculer ou attendre de nous sentir enfin prêts.

Arrêter de combattre la peur

Il n’est pas nécessaire d’anéantir nos peurs ni de chercher à les surmonter à tout prix.

Il s’agit d’abord de les écouter et de les accueillir, en partant du principe qu’elles recèlent peut-être un cadeau.

Nous pouvons apprendre à déposer les armes face à notre peur.

À aller à sa rencontre les bras ouverts, avec curiosité et, pourquoi pas, avec le sourire.

Car notre véritable ennemie n’est pas la peur.

Notre véritable ennemie, c’est la croyance selon laquelle nous devons attendre de ne plus la ressentir pour pouvoir agir.

L’action est l’antidote à la peur

Et j’ai une bonne nouvelle : il existe une solution que tu peux appliquer ici et maintenant.

L’action est l’antidote à la peur.

L’action métabolise la peur.

L’idée n’est pas d’attendre de te sentir parfaitement prêt. L’idée est de t’autoriser à ressentir la peur tout en agissant.

C’est cela, traverser.

Tu n’as pas besoin de faire disparaître ta peur avant de commencer.

Tu peux avancer avec elle.

Accomplir ce qui nous fait peur est souvent beaucoup plus simple que de subir la terreur que nous nous infligeons en passant des jours, des semaines ou parfois des mois à imaginer que nous allons devoir le faire.

L’attente nourrit la peur.

L’action la transforme.

Ta peur peut devenir ton alliée

Le moyen le plus rapide de diminuer la peur est donc d’aller à sa rencontre et de traverser ce qu’elle nous empêche encore de faire.

Tu peux commencer par te répéter :

« Ma peur est mon alliée. »

Elle n’est pas là pour t’empêcher de vivre.

Elle te montre simplement l’endroit où tu as besoin de te préparer, de trouver des ressources ou d’apprendre à avancer autrement.

Ta peur n’est pas ton ennemie.

Ton véritable obstacle, c’est d’attendre qu’elle disparaisse pour t’autoriser enfin à agir.